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<Calendrier>
September 2010
Et si l'on parlait de...
 

 Et si l'on parlait de...

 

Du mystère de la tour Taratte

 Rêve ou réalité ?
                                               
 

Notre village, qui n'a rien d'extraordinaire, possède cependant une curiosité qui excite celle de bien des gens : la tour Taratte. D'une architecture incertaine, construite dans les années 50 par une famille plutôt mégalomane, ce bâtiment est situé à un emplacement que doivent convoiter bien des agents immobiliers. De pierre, de plâtre, de brique et de broc, elle offre, à son sommet, une vue à 360° sur toute la vallée de la Marne, les villes d'Esbly et même de Meaux par temps clair.

Qui ne rêverait de pouvoir, telle soeur Anne, y scruter l'horizon et admirer l'herbe qui verdoie, le soleil qui poudroie et se reflète dans le miroir de la rivière ?

Autrefois, la tour était entourée d'un épais mur de buissons et de ronces qui la rendaient mystérieuse dans l'imaginaire des enfants. Maints petits garçons auraient aimé franchir cet obstacle, l'épée à la main, sur leur fier destrier, afin de délivrer la Belle au bois dormant (qui ne pouvait que se trouver au sommet de cette tour) du sort que la mauvaise fée lui avait jeté.

C'est ainsi que certains et certaines, plus courageux que d'autres, et en s'égratignant, eurent en frissonnant, la joie de franchir le pont-levis et de pénétrer dans cette zone interdite. A l'époque, ils découvrirent que chaque fenêtre était en fait un vitrail représentant un membre de la famille Taratte. Ceci n'est plus vrai aujourd'hui, les vitraux ayant été vandalisés depuis longtemps, et la tour ouverte à tous les vents.

Surtout ne klaxonnez pas en passant près de la tour ! La belle y dort peut-être encore, tout enveloppée de courants d'air, attendant son prince charmant...

 

                                                                                                          La plume

De la rentrée des classes

 
Deuxième partie : la dictature des marques
                                               
 

C'est aujourd'hui la rentrée des classes. Le soleil brille et l'air est un peu frais. Tu portes fièrement sur ton dos (ou tu traînes) un nouveau cartable « Dora l'exploratrice », « Hello Kitty », « Spiderman » ou tout autre héros qui te fait vibrer lorsque tu le regardes à la télé. Tes parents, qui ne veulent pas gâcher ta rentrée mais souhaitent te permettre d'aborder cette nouvelle année sous les meilleurs auspices, ont rempli ton cartable d'une trousse, de crayons, cahiers etc. de la même marque, et tes vêtements te transforment en une publicité ambulante qui fait se frotter les mains au directeur du supermarché le plus proche.

Tu es heureuse, tu es heureux, mais surtout, si ta copine ou ton copain possède quelque chose que tu n'as pas, ne t'avise pas de lui piquer ! Le racket, c'est seulement à partir du collège !

Et pour bien commencer l'année, n'oublie pas de te lever lorsque la maîtresse entrera dans la classe et de la saluer par un énergique « Bonjour Madame ! ». Si elle n'est pas mariée, elle sera flattée, et si elle débute dans le beau métier de professeure des écoles, elle se sentira tout de suite à l'aise.

Bonne année scolaire petite Chaliféroise, petit Chaliférois et si tu as un peu de vague à l'âme, rassure-toi, c'est bientôt les vacances ! wink 

                                                                                                           La plume

De la rentrée des classes

 
Première partie : de l'importance du cartable
                                               
 

Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...

Et surtout d'une rentrée des classes qui reste peut-être encore dans la mémoire de certains habitants de notre petit village.

A cette époque - pas si lointaine toutefois - les grandes vacances s'étiraient sur plus de 2 mois 1/2, et la rentrée avait lieu par un matin de fin d'été, souvent frais, mais ensoleillé.

Ce jour-là, presque tout le village se pressait sur la place de la mairie pour assister à la rentrée des tout-petits arborant fièrement un cartable tout neuf, comparant ceux des uns et des autres, tout en retenant quelques larmes à la pensée qu'ils allaient quitter maman pour entrer dans le monde des plus grands.

L'école de Chalifert ne prenait les enfants qu'à partir de 4 ans. Ils n'étaient donc plus des bébés mais pas encore des grands !

Un petit garçon tout mignon, portait sur son dos un joli cartable bleu et rouge sur lequel était inscrit en grosses lettres le mot : "GIRL". Tout le monde ne connaissant pas l'Anglais, certains ne remarquèrent rien et surtout pas les enfants. Cependant, une personne plus éclairée, prévint toutefois la maman coupable de son erreur qu'elle répara le soir-même en offrant l'objet du délit à une jolie petite fille qui le garde encore aujourd'hui.

Ne croyez pas que cette méprise affecta en quoi que ce soit le comportement futur du petit garçon qui est aujourd'hui l'heureux père de 3 beaux enfants !

 

                                                                                                                                         La plume

Des semailles et des moissons

 
Une promenade bucolique et... mélancolique
                                               
 

Tandis que les blés frissonnent sous la caresse du vent, ma plume me démange devant ce spectacle qui pourrait paraître banal et pourtant ne l'est en rien, tant par sa beauté que par ce qu'il représente.

A l'heure où les épis gonflés de grains presque mûrs sont prêts à éclater, la vue du parc Disneyland, à quelques kilomètres de là, m'effraie un peu.

Que restera-t-il de nos champs nourriciers et de nos prairies, où paissent moutons et ânes, si d'aventure Mickey parvient à les grignoter ainsi qu'il le fait depuis tant d'années de l'autre côté de la RN34 ?

Alors que Chinois et Indiens, dépassés par leur population galopante, achètent l'Afrique tout entière pour la cultiver à leur profit, qu'adviendra-t-il, dans un avenir plus ou moins lointain, de nos fertiles plaines de la Brie et de la Beauce ?

J'aime à penser que le blé qui lève sur nos bonnes terres chaliféroises se retrouvera dans le pain que nous mangerons demain.

Mais qui peut savoir, mondialisation oblige, s'il ne sera pas envoyé à l'autre bout de la planète ?

Quelle chance pour ceux qui le dégusteront !

                          

 

                                                                                                                                                                           La plume

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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